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ISBN : 2021223310
Éditeur : Seuil (09/04/2015)

Note moyenne : 4.29/5 (sur Moda Longue Vero 1229663 Robe En Jersey 72 notes)
Résumé :
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?
Dans ce livre, Pab... >

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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
  03 mars 2018
J'ai hésité avant de souscrire à la proposition de Pablo Servigne de m'ouvrir les yeux sur notre avenir à plus ou moins long terme. En ressortirais-je démolie? ou juste plus consciente?
"Le sujet de l'effondrement est un sujet toxique qui vous atteint au plus profond de votre être. C'est un énorme choc qui dézingue les rêves."
"Commencer à comprendre puis à croire en la possibilité d'un effondrement revient finalement à renoncer à l'avenir que nous nous étions imaginé . C'est donc se voir amputés d'espoirs, de rêve t d'attente que nous avions forgés pour nous depuis la plus tendre enfance, ou que nous avions pour nos enfants "
Mais à moins de volontairement s'abstraire des médias ( et c'est un boulot à plein temps), il est impossible de se voiler complètement la face. Même en tenant compte du fait que nous sommes informés travers des filtres inévitables (liés à la fois au besoin de sensationnel mais aussi à la masse de sujets et d'événements qui ne peuvent pas tous faire la une), on a quand même bien l'impression que quelque chose s'est détraqué au dessus de nos têtes et sous nos pieds, et que quelques idiots tiennent les rênes d'un traineau chargé de munitions capables de tout détruire y compris les conducteurs fous.
Certes, naguère , il était impossible d'être informé en temps réel des cyclones et incendies qui ravagent régulièrement nos voisins de planète, mais on voit bien que ces événements sont de plus en plus fréquents et violents.
De même l'immigration, pressentie par quelques visionnaires de la fin du siècle dernier, est là, bien présente à nos portes, et liée au manque d'eau, de ressources, qui entrainent la guerre et donc la fuite.
Je ne parle même pas de la chimère économique qui orchestre l'ensemble de nos institutions et conditionne la disponibilité de nos besoins vitaux, et des autres possessions matérielles on nous a persuadé quelles étaient indispensables
Alors on pourrait naïvement compter sur les fameuses alternatives, les énergies renouvelables, durables, ose-t-on même les nommer. Mais que nenni! Les matériaux que requièrent nos tournoyantes éoliennes, les panneaux qui exposent leur surface au soleil, certes utilisent une source d'énergie infinie , mais pour les construire ces bidules, il faut des matières premières rares et …épuisables. Raté.
Donc c'est mal barré.
Ce que ne dit pas l'auteur, et c'est ce qui le différencie d'un gourou de la dernière heure, c'est quand : dans 10 ans, 20ans , à la fin du siècle?
Ni comment : on a le choix (encore que non ce ne sera pas un choix ) . Guerre, accident nucléaire, épidémie, famine, fléaux qui pourront se combiner.
Et que restera-t-il de nous : quelques survivants? dans quel état, ou personne?
Tableau bien sombre, désespérant. Oui mais. La politique de l'autruche n'a jamais sauvé les autruches. Et d'autre part, il y a peut-être de l'espoir derrière ce constat affligeant. Pas pour sauver tout le monde , c'est clair. Et je fais le lien avec le magnifique essai d' Abdennour Bidar, les Tisserands, qui se réfère à ces initiatives le plus souvent locales de gens qui comme vous et moi, avec les moyens du bord tentent de « réparer le tissu déchiré du monde ». Cela n'empêchera pas la catastrophe mais la retardera peut-être et la rendra moins douloureuse.
Les études sont claires, les chiffres incontestables, on est arrivé à la fin d'un cycle. Serait-ce le moyen de retrouver le paradis perdu qu'était cette planète au temps des chasseurs-cueilleurs, époque à la quelle, les inégalités étaient minimes entre les individus, dans un équilibre que vint rompre l'élevage des animaux?

Pour paraphraser une célèbre chroniqueuse de Babelio, on est peu de chose, sur une minuscule sphère prétentieuse, qui de toute façon ne survivra pas à la mort du soleil, inéluctable elle-aussi. alors un peu plus tôt, un peu plus tard?
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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  20 février 2018
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LA MORT EN FACE

Voilà un livre terrible.
Et – pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore lu – un livre dont on ne ressort pas indemne. Émotionnellement comme intellectuellement.

« Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement »
François VI, duc De La Rochefoucauld (Maximes)

La mort est une certitude, une des lois impératives de la vie, de toute vie. Aujourd'hui je respire, j'existe et, un jour, je mourrai. Tout est dans l'approximation de ce « un jour ». Et si nous pouvons, passagèrement, dévisager la mort sans angoisse excessive, c'est grâce à ce flou temporel savamment entretenu. Je sais ma fin inéluctable mais, ignorant le jour et l'heure, j'incline à ne pas trop examiner cette échéance ultime. Telle est généralement l'attitude que nous adoptons face à notre propre finitude.

Pourtant, les auteurs ont eu ce courage – ou cette témérité : regarder fixement la mort. Celle, possible, de notre civilisation, dans un avenir qui pourrait se compter en dizaines d'années, et non reléguée à un futur qu'on se plaît à imaginer nébuleux et lointain. Ils l'ont fait, non par bravade, mais avec le scalpel acéré de la méthode scientifique, pour en exposer précisément les causes et ce qui pourrait s'ensuivre.

J'ai acheté ce livre après avoir assisté à une conférence de Pablo Servigne, l'un des deux auteurs, fin novembre 2017, à Lausanne. Agronome tropical et docteur en sciences, Pablo Servigne est chercheur indépendant et transdisciplinaire, conférencier et pionnier de la « collapsologie », une nouvelle discipline qui vise à penser l'effondrement systémique dans toute ses dimensions et sa complexité. Un conférencier jeune et sympathique, presque rassurant. Et surtout très convaincant : le discours est simple, clair, sans jargon scientifique, avec une parole à la première personne qui implique l'orateur lui-même (et ses auditeurs) dans ce que les hypothèses et les faits avancés peuvent avoir de déprimant. Et les questions qu'il soulève, ce qu'il présage sur notre avenir à tous, n'est pas vraiment réjouissant.

Par exemple :
N'est-on pas, aujourd'hui, « face à un nouveau type de risque, le risque systémique global, (…) qui peut rapidement entraîner aussi bien des petites récessions qu'une dépression économique majeure ou un effondrement généralisé » ? (Pablo Servigne – Raphël Stevens : Comment tout peut s'effondrer – p. 125)

Ou encore :
« N'est-il pas déjà trop tard pour préserver le climat d'un réchauffement catastrophique ? »

Si, par hypothèse, on renonçait sans attendre au pétrole, au gaz et au charbon – sans oublier les agrocarburants – causes majeures de l'actuel emballement climatique, il ne resterait plus grand-chose de notre civilisation thermo-techno-industrielle. Presque tout ce dont nous vivons aujourd'hui en dépend : la nourriture, les transports, l'habillement, le chauffage, la culture, l'emploi, le système de santé… Or ces sources d'énergie, comme d'autres, s'épuisent. Et rien n'indique que nous nous préparons activement à la fin de ces combustibles indispensables au moteur de la croissance… ou au tarissement d'autres éléments vitaux que nous persistons à prélever sans compter dans un stock de « ressources » non renouvelables. Bien au contraire : nous continuons d'accélérer au lieu de décroître, comme si la fuite en avant dans le « toujours plus » était le seul choix possible. Conséquence : un nombre toujours plus grand de sociologues, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin prochaine de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est développée depuis près de deux siècles (voir plus bas).

Le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens se confronte à cette réalité. Il présente une théorie de l'effondrement systémique en s'appuyant sur des données scientifiques et une réflexion sociologique solidement documentées et difficilement réfutables. Au point qu'il faut un peu s'accrocher pour ne pas déprimer dès les premières pages, tant les constats (pourtant connus) sont accablants et semblent définitifs. Après avoir posé le diagnostic (1) et ses implications prévisibles, les chapitres suivants tentent de répondre aux questions implicites que l'on se pose lorsqu'on évoque la fin probable d'une culture, d'un mode d'existence, d'un milieu humain avec ses valeurs et ses accomplissements : quand ? comment ? et moi, et nous, dans tout ça ? – avec la part d'incertitude incompressible qui subsiste, puisque la "collapsologie" n'est pas (encore) une science exacte.

Quoi qu'il en soit, ne serait-ce que pour ne pas demeurer dans l'ignorance, l'insouciance irresponsable ou le déni, il est important d'entendre ce discours et ce qu'il implique, sans paniquer, et peut-être se préparer, au moins moralement (afin de ne pas tomber non plus dans l'illusion – et la barbarie – survivaliste). Et pour résister aussi à la technolâtrie ambiante, aux arguments de ceux qui pensent que le salut viendra, comme par miracle, d'une technologie toute puissante, élevée au rang de deus ex machina. Arguments – et politiques – qui arrangent comme par hasard les tenants du business as usual et les profits qu'ils en retirent à court terme.

La perspective d'un effondrement civilisationnel a donc des implications éthiques et sociétales évidentes puisque, comme le prévoient, dans un court texte liminaire, des experts issus du monde politique et de l'université : « Lorsque l'effondrement de l'espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l'urgence n'aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l'Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice ». (2) La montée actuelle des droites extrêmes dans de nombreux pays occidentaux pourrait, de ce point de vue, donner raison à cette sinistre prédiction.

L'an dernier (2017), en pleine Cop23, pas moins de 15'364 scientifiques, de 184 pays, ont lancé, dans une déclaration solennelle, un avertissement dramatique face aux risques de déstabilisation de la planète. (3) En cause : l'absence de mesures sérieuses visant à préserver l'environnement et les écosystèmes. Par milliers, ils tirent la sonnette d'alarme sur l'état de notre monde globalisé et affirment : « Bientôt, il sera trop tard ».

Et aussi :

« Depuis 1992, hormis la stabilisation de l'amenuisement de la couche d'ozone stratosphérique, l'humanité a non seulement échoué à résoudre les principaux défis environnementaux énoncés mais, de façon alarmante, la plupart d'entre eux se sont considérablement aggravés. La trajectoire actuelle du changement climatique est considérée comme potentiellement catastrophique en raison de la hausse des émissions de gaz à effet de serre liée à la combustion des ressources énergétiques d'origine fossile, la déforestation et la production agricole - en particulier l'élevage des ruminants pour la consommation humaine de viande. En outre, nous avons déclenché un nouvel épisode d'extinction de masse, le sixième en 540 millions d'années environ, à l'issue duquel de nombreuses espèces vivant actuellement pourraient être anéanties ou du moins vouées à l'extinction d'ici la fin du siècle. »

Il vaut la peine de prendre quelques minutes pour lire l'intégralité de cette proclamation dont plusieurs constats donnent froid dans le dos.

En réalité, et sans jouer à Philippulus le prophète de malheur, il est déjà bien trop tard pour prendre les mesures radicales d'autolimitation, de sobriété volontaire et de reconversion qui auraient sans doute été efficaces si elles avaient été décidées dans les années 80... C'est la thèse du livre, et elle semble irréfutable.

Bonne lecture !

(1) limites infranchissables du « système Terre » bientôt atteintes, périlleuses frontières invisibles allégrement transgressées
(2) Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur, 2011 - Comment tout peut s'effondrer – p. 9
(3) Mise en garde des scientifiques du monde à l'humanité : deuxième avertissement http://scientists.forestry.oregonstate.edu/sites/sw/files/French_Scientists%20_Warning_Laitung_Fumanal.pdf
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  30 décembre 2016
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Inutile de se cacher derrière son petit doigt, nous allons à la catastrophe, droit dans le mur et l'effondrement prochain de nos sociétés est désormais une certitude. Tel est le message des auteurs de cet ouvrage qui le moins que l'on puisse dire fait froid dans le dos.
Les deux premières parties qui constituent en quelque sorte l'état des lieux, est très abondamment documentée d'analyses scientifiques, avec profusion de chiffres, schémas, graphiques… propres à nous convaincre que les auteurs ont fouillé leur sujet dans les moindres détails, mais peuvent aussi laisser perplexe lorsque, n'étant pas familiarisé avec ces sujets on n'a aucun moyen de les contredire. Cela m'a semblé un peu pesant à la lecture, sachant bien que je n'en retiendrai pas le dixième sauf à potasser le sujet pendant des semaines… et puis cette profusion gêne aussi il me semble pour l'incarnation du sujet, mais c'est très intéressant et puis, comment faire autrement ?
Quoi qu'il en soit, on n'en ressort pas sans pousser un « Oh la vache ! »
Après donc tous ces arguments qui mènent à la conclusion que la croissance physique va inévitablement s'arrêter et que nous sommes dans un système de plus en plus complexe (interconnecté à la mondialisation) où la moindre petite perturbation peut faire basculer tout le système et donc nous confronter à un effondrement systémique global, les auteurs nous invitent en troisième partie à mieux comprendre ce qui arrive, comment en parler, et surtout comment le vivre, ce qu'ils ont défini sous le terme de collapsologie (du latin collapsus, « qui est tombé en un seul bloc »).
Cet ouvrage n'est certes pas le plus réconfortant à lire pour terminer l'année, mais je me consolerai en songeant que ce peut être pire si c'est en la commençant. Quoi qu'il en soit, il nous montre à quel point nos sociétés sont fragiles et fallacieuse notre croyance en la toute-puissance humaine, et qu'en tout état de cause, nous ne sommes pas toujours en mesure d'imaginer les conséquences de ce tout que nous faisons.
Il faut signaler aussi l'excellente postface d' Yves Cochet (ancien ministre de l'Environnement, président de l'Institut Momentum) qui considère qu'il s'agit là du plus important des sujets qui soit (« Y a-t-il matière plus importante que celle traitée dans ce livre ? Non. Y a-t-il matière plus négligée que celle-ci ? Non plus. »), et décortique nos comportements face à cette perspective d'effondrement, notamment en analysant avec une grande finesse les conditions qui pourraient déterminer nos attitudes face à un effondrement « Chacun étant placé dans la même situation que les autres, l'effondrement sera réduit non pas en fonction de la volonté de tous, mais de leurs représentations croisées, c'est-à-dire en fonction des anticipations que chacun effectuera sur la capacité effective de ceux qui l'entourent à changer leurs vies. »
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  27 juin 2018
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“La fête est finie” aurait pu être le sous-titre de ce livre ô combien important tant les thèmes qu'il aborde sont cruciaux pour l'avenir de l'humanité (et du vivant en général) à contrario de la planète. Eh oui, la Terre, elle, elle s'en fout ! Ça fait 4,5 Milliards d'années qu'elle sillonne l'espace et elle nous survivra bien après notre potentielle (et plus que probable) disparition.
Les auteurs livrent ici un état de l'art détaillé des Sciences de l'environnement et de l'énergie, donnant la parole à tout un panel d'acteurs dont la crédibilité ne pâtit d'aucun doute. Y sont notamment citées les études du GIEC dont il est à juste titre précisée la consensualité (une certaine neutralité quant aux faits, issue du consensus de centaines de chercheurs dans le monde).
La première partie fait la part-belle aux constats : que ce soit sur le plan énergétique, écologique, climatique, économique ou démographique, nous ruinons notre espace de vie. Il est de notoriété publique que l'humanité consomme l'intégralité des ressources renouvelables annuellement de la Terre de plus en plus tôt dans l'année – en Aout pour les dernières estimations. Nous prenons donc chaque année quelques mois d'avance qui se transforment au fil des ans en une dette écologique délétère pour notre futur.
Tandis que les réserves de pétrole s'amenuisent, il devient de plus en plus compliqué d'accéder à cette ressource dont les facilités d'accès en premiers lieux ne sont plus qu'un lointain souvenir. le ratio Energie-Récoltée/Energie-Investie (EROEI) lors de l'exploitation d'une source ne cesse de diminuer ce qui conduira en toute logique à une fin prématurée de son utilisation. On en rencontre déjà les limites techniques et financières ; le second indice étant l'investissement des grands groupes énergétiques dans d'autres voix. Quant aux autres sources d'énergies, elles seront tributaires des ressources en matériaux et énergies nécessaires à les mettre en oeuvre (tout est lié!).
Ecologiquement parlant, la folie des 30 Glorieuses (les futurs historiens en modifieront surement le nom…) n'a pas permis de comprendre et d'instaurer les mesures nécessaires à la conservation de notre biosphère. Résultat, la biodiversité s'écroule, entrainant avec elle dans sa chute, par effet domino (chaîne trophique) une multitude de « séismes » au niveau de la faune et de la flore – dont nous sommes également dépendants.
Côté climat, ce n'est pas mieux. Malgré les sonnettes d'alarmes, de plus en plus forte, notamment depuis les années 70 (Rapport Meadows/ Club de Rome, puis GIEC, entre autres), les politiques publiques – et le public lui-même – ne suivent pas. Médiatiquement, le catastrophisme (même éclairé) est moqué, tandis qu'une bande d'ignorants goguenards et trop sûrs d'eux-mêmes continuent irrémédiablement de foncer dans le mur.
Niveau économie, l'inégalité grimpante est létale, même pour les plus favorisés ; elle n'est surement pas un vecteur de croissance et d'innovation comme se plaisent à penser une bonne partie des fervents défenseurs du modèle capitaliste – ouvrez les yeux !
La question démographique est traitée moins en profondeur en raison de très nombreuses incertitudes systémiques : c'est bien d'imaginer que le taux de croissance va nous amener à 10, voire 12 Milliards d'ici à 2100 – mais c'est sans compter sur les catastrophes naturelles, guerres, épidémies, etc… opportunités que le futur ne manquera pas de fournir.
Car, voyez-vous, tout est lié dans le système-Terre. Tout est interdépendant, à l'image des chaînes trophiques précédemment évoquées. Ces boucles de rétroactions, cumulées à un système économique gouverné par une nécessité de croissance, en font un modèle par définition instable. Pour résumé, la boucle serait : pire c'est, pire ce sera.
Les faits sont là, irréfutables, chiffrés, analysés rigoureusement. Et pourtant, rien ne bouge. On en arrive donc à se poser la question de la psycho/socio-logie afin de chercher à comprendre les blocages et tenter de les surmonter, il en dépend de la survie de l'espèce car après avoir franchi des « seuils » (frontières), nous arrivons au pied du mur que sont les « limites », infranchissables elles.
Déni, individualisme, faible accès aux connaissances (niveau de vie, médiatisation, politique publique…), les facteurs sont multiples et cumulables, alors que faire ?
On l'a vu, ce ne sont pas les élites qui vont changer la donne. Il est grand temps de se prendre en main. Face à l'aveuglement idéologique, à la bêtise, le mieux que nous puissions faire est d'abord de nous changer nous-mêmes. Cela passe par une transformation de notre regard sur la vie, ce qui n'est déjà pas une mince affaire, bien sûr, mais aussi par le changement factuel de notre comportement vis-à-vis de nos ressources et des « autres ».
Les initiatives locales foisonnent et c'est tant mieux, car elles permettent de développer une meilleure « résilience » (absorber/s'adapter aux perturbations contraignants le système) en limitant la complexification d'un réseau – complexification à elle seule responsable d'instabilités systémiques.
La seule chose qui nous reste, c'est l'espoir. Et l'espoir, ce livre en donne, malgré ce qu'on pourrait en penser après la lecture des lignes ci-dessus. L'humain, à contrario d'une idée fort répandue (notamment par la culture cinématographique), ne se transforme pas en bête sauvage à la moindre catastrophe, d'autant plus quand celle-ci est impromptue. de multiples exemple le prouvent, notamment lors de désastres climatiques où l'entraide prime toujours sur la violence, l'être humain étant un être social à la recherche de la sécurité avant tout.
Prenez le temps de livre ce livre. Ces 268 pages (postface inclue) seront peut-être le déclic qui mettra des mots sur votre intuition et apportera les chiffres à votre raisonnement. La qualité du recueil de données ainsi que la structure argumentaire parfaitement limpide en font un très bon livre d'approche pour une conscientisation indispensable si nous voulons limiter (puisqu'on ne parle plus d'éviter) l'impact d'un effondrement.
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  03 juin 2018
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Etrange de noter cinq étoiles à un livre qui nous dit Comment tout peut s'effondrer. Ce n'est pas que j'aime ce qu'il dit, l'annonce de la possibilité d'un effondrement de notre monde, civilisation industrielle, planète, humanité, au choix.
Mais on ne peut que saluer d'une part la démarche, celle de dire, et d'argumenter le propos à partir de faits, de données, de rapports, de bibliographie. Et d'autre part, apprécier la clarté du propos. Je retiendrais principalement la différence entre la frontière, qu'on peut franchir, et la limite, indépassable.
La possibilité d'un effondrement, sa probabilité de plus en plus probable, est connue depuis au moins quarante ans avec le rapport de Donnella et Colors Du Mariage De Meilleures 58 Images Pastel Tableau Invitée xw18z, Halte à la croissance publié par le Club de Rome en 1972, les rapports du GIEC, etc. Les seules inconnues sont quand, et comment ? Pourquoi, nous ne pouvons plus faire semblant de l'ignorer.
L'intuition, cette fameuse intuition, tout de même basée sur une masse d'informations impressionnantes dans leur nombre et leur contenu, est que nous nous rapprochons de la limite, si nous ne l'avons pas déjà dépassée.
La grande force de ce livre est la lucidité face aux mauvaises nouvelles dont nous sommes témoins chaque jour. C'est aussi la conviction qu'il ne sert à rien d'essayer de convaincre ceux qui ne veulent pas savoir, mais de parler à ceux qui ont les mêmes intuitions, ou questionnements. En effet, les auteurs n'évacuent pas la question des émotions, de la difficulté à continuer à collecter les données, à admettre que la ou les catastrophes peuvent se produire, de notre vivant.
Devant une réalité crue, notre premier réflexe est de ne pas vouloir savoir, de nous réfugier dans un petit monde dont nous pouvons facilement croire, au jour le jour, qu'il est solide et éternel. En effet, le constat est terrible, et nous sommes bien démunis quant à ce que nous pouvons faire, comment nous pouvons peser, face à l'emballement d'une machine infernale, infernalement complexe.
Le mérite du réveil, plus ou moins brutal, est d'avoir la possibilité de regarder ce qui nous entoure autrement, de faire des choix, si petits soient-ils, de donner un autre sens à ce que nous faisons, ressentons, vivons, d'aller à l'essentiel et de ne plus gaspiller son temps et son énergie. C'est là sans doute que d'autres lectures, d'autres recherches, complèteront cette lecture difficile.
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Mimimelie   27 décembre 2016
Dans l’univers d’un élevage de dindes, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : l’éleveur vient tous les jours donner des grains et il fait toujours chaud. Les dindes vivent dans un monde de croissance et d’abondance... jusqu’à la veille de Noël ! S’il y avait une dinde statisticienne spécialiste de la gestion des risques, le 23 décembre, elle dirait à ses congénères qu’il n’y a aucun souci à se faire pour l’avenir...
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Mimimelie   29 décembre 2016
Plusieurs centaines de milliers de boulons, d’écrous et de rivets de tailles différentes, des dizaines de milliers de pièces métalliques pour les moteurs et la carrosserie, des pièces en caoutchouc, en plastique, en fibre de carbone, des polymères thermodurcissables, des tissus, du verre, des microprocesseurs... Au total, six millions de pièces sont nécessaires pour construire un Boeing 747.
Pour assembler ses avions, Boeing fait appel à près de 6 500 fournisseurs basés dans plus de 100 pays et effectue environ 360 000 transactions commerciales chaque mois. Telle est l’incroyable complexité de notre monde moderne.
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Kirsikka   1229663 Jersey Vero Robe Moda Longue En 03 juin 2018
En collapsologie, il nous faut donc accepter que nous ne sommes pas en mesure de tout prévoir. C'est un principe à double tranchant. D'un côté, nous ne pourrons jamais affirmer avec certitude qu'un effondrement général est imminent (avant de l'avoir vécu). Autrement dit, les sceptiques pourront toujours objecter sur cette base. De l'autre, les scientifiques ne pourront pas garantir que nous n'avons pas déjà gravement transgressé des frontières, c'est-à-dire que l'on ne peut pas objectivement assurer à l'humanité que l'espace dans lequel elle vit aujourd'hui est stable et sûr. Les pessimistes auront donc toujours du grain à moudre.
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Alors, que faire ? Souvenez-vous du tremblement de terre de 2009 à l'Aquila en Italie, les scientifiques avaient été condamnés par la justice pour ne pas avoir estimé clairement les probabilités d'un séisme potentiel. La catastrophe est arrivée malgré les instruments de mesure. Souvenez-vous aussi de la période qui a précédé la crise bancaire de 2008, certains commentateurs très perspicaces avaient tiré la sonnette d'alarme, mais n'avaient évidemment pas été écoutés. Ils avaient su capter grâce à leur intuition de nombreux signes d'une crise imminente, comme les bulles spéculatives dans le marché immobilier américain ou l'augmentation subite du prix de l'or qui agit traditionnellement comme valeur refuge. La catastrophe est arrivée sans instruments de mesure, et malgré l'intuition des lanceurs d'alerte. Alors comment savoir ? Et qui croire ?
Surtout pas les calculs économiques ou les rapports coûts/bénéfices, ils ne servent à rien ! Car "tant que l'on est loin des seuils, on peut se permettre de taquiner les écosystèmes en toute impunité". Il n'y a pas de coût, tout est bénéfice ! Et comme le fait remarquer Jean-Pierre Dupuy, "si l'on se rapproche des seuils critiques, le calcul coûts/avantages devient dérisoire. La seule chose qui compte alors est de surtout ne pas les franchir .(...) A cela il faut ajouter que nous ne savons même pas où sont les seuils".
Notre ignorance n'est donc pas une question d'accumulation de connaissances scientifiques, elle est consubstantielle à la nature même des systèmes complexes. Autrement dit, en temps d'incertitude, c'est l'intuition qui compte.
Mimimelie   29 décembre 2016
L’histoire du carbone et de son complexe techno industriel est probablement le plus grand verrouillage de l’histoire. « Les “conditions initiales”, l’abondance de charbon ou de pétrole, mais aussi des décisions politiques encourageant une source d’énergie plutôt qu’une autre [ont déterminé] les trajectoires technologiques sur une très longue durée. » Aujourd’hui, si on retire le pétrole, le gaz et le charbon, il ne reste plus grand-chose de notre civilisation thermo-industrielle. Presque tout ce que nous connaissons en dépend : les transports, la nourriture, les vêtements, le chauffage, etc. La puissance économique et politique des majors du pétrole et du gaz est devenue démesurée, à tel point que 90 entreprises mondiales ont été à elles seules responsables de l’émission de 63 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis 1751.
Pire, les partisans de la transition énergétique (vers
les renouvelables) ont besoin de cette puissance thermique pour construire un système énergétique alternatif. Le paradoxe est alors plutôt cocasse : pour espérer survivre, notre civilisation doit lutter contre les sources de sa puissance et de sa stabilité, c’est-à-dire se tirer une balle dans le pied ! Quand la survie de la civilisation dépend totalement d’un système technique dominant, c’est le verrouillage ultime.
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LSH   04 septembre 2015
Certes, la possibilité d'un effondrement ferme des avenirs qui nous sont chers, et c'est violent, mais il en ouvre une infinité d'autres, dont certains étonnamment rieurs. Tout l'enjeu est donc d'apprivoiser ces nouveaux avenirs, et de les rendre vivables.
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https://www.librairiedialogues.fr/livre/10017532-l-entraide-l-autre-loi-de-la-jungle-gauthier-chapelle-pablo-servigne-editions-les-liens-qui-liberent Dans le cadre du programme "Les Éclaireurs", rencontre avec Gauthier Chapelle, qui a eu lieu le 10 août 2018 à la librairie dialogues à Brest, à l'occasion de la parution du livre "L'entraide, l'autre loi de la jungle", co-écrit avec Pablo Servigne (éditions Les liens qui libèrent). Entretien mené par Constance Lecat. Réalisation : Ronan Loup.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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